dimanche 15 novembre 2009
mercredi 11 novembre 2009
dimanche 8 novembre 2009
Genèse de "Entre deux sommes"
Voilà l'association que je peux proposer entre les sculptures et mes textes.
Les thématiques sont très oniriques. En plaçant les photos et en réfléchissant sur l'ordre, je me disais que les textes suivaient peut-être le déroulement d'une nuit, ses rêves et que les sculptures représentaient les états du corps (physiques et psychiques...) Ce qui se passe pendant les sommes ... Personnellement, je sais que ces petites sculptures ont touché un point de résonance chez moi mais le contact est toujours mystérieux. Voyons si nous pouvons partager ce mystère! ...
lundi 2 novembre 2009
farceur et sérieux à la fois... par Yves Dreiss
Dès son plus jeune âge, Maurice, la peinture, il est tombé dedans…
Il a tout fait pour s’en sortir : il a essayé la sculpture, voir les deux pierres couchées à Boissy-aux-cailles qui représentent son fils tout enfant : « Jean qui pleure » et « Jean qui rit » le dessin y est tranché, les lignes tendues ne laissent place à aucun repentir, il aurait pu continuer ainsi sans souci.
Mais la peinture Ah ! la peinture ça le taraudait !
Il y a dans ces deux stèles un détail qui ira se développer dans toute sa production artistique à venir, l’humour, ou disons plutôt la cocasserie déguisée en choses sérieuses, le tout enrobé de citations visuelles jusqu’à emprunter des figures géométriques appartenant à des artistes très éloignés dans leur langage formel.
C’est un talent en plus de ses assertions cette capacité à mettre en scène des personnages de romanS, d’histoires mythiques tous joués par des modèles et des amis qui posaient pour lui.
Comme un salut final, les personnages défilent pour un dernier tour de piste, ou se figent dans un regard lointain, chacun emmuré dans sa singularité.
Il fallait voir Maurice se livrer sur sa toile à ce jeu de rencontres ou de solitudes incompressibles et manier le pinceau en virtuose.
Je pense au tableau « Marthe et Marie » où l’on voit des mains de femmes au travail découpées en plans séquences, œuvrant pour la réalisation d’un bon plat, voilà le côté farceur et sérieux à la fois de Maurice Breschand qui éliminait, disait-il, tout détail qui révèlerait son inconscient. Il savait bien que l’inconscient ne peut-être éliminé d’un coup de tête mais il voulait que tous ces différents plans de lecture d’un tableau soient le produit d’un acte volontaire, un peu à la façon d’un chef d’orchestre ou d'un metteur en scène.
Et pour que cet acte volontaire soit vivifié par un éternel présent, tout ce qui était à sa portée : ses amis, ses modèles comédiens, il les peignait sur place, d’après nature, comme si l’histoire qu’il racontait, la Grande Histoire rejoignait l’histoire de nos vies quotidiennes.
Yves Dreiss 2008
trois tableaux de1982, 1998, 2003
lundi 19 octobre 2009
"Entre deux sommes"
Sylvie Cavillier a écrit ce texte pour les sculptures de Maurice Breschand, exposées à la Galerie "Art et Littérature" boulevard du Montparnasse en Mars 2006. L'été suivant, Maurice Breschand décide de graver des bois pour accompagner la suite poétique et en faire un livre. Cependant, c'est bien la sculpture qui a inspiré Sylvie Cavillier et le livre tente la synthèse de ces expressions. Thérèse Boucraut, 2009




